Les résidences de 2024-2025

UN VERRE A SOI
Collectif Sur le Pont
Du 26 au 30 août 2024, à la Halle ô Grains
Le piano est doux, agréable, presque lascif… Une femme fort apprêtée, élégante, chignon haut, robe crayon, stilettos vernis aux pieds, yeux charbonneux, accueille le public. Elle parle d’une voix douce, gracieuse, intercédant aux demandes des convives, s’assurant que chacun, chacune, a trouvé place agréable, est servi.e en vins, en fromages…
La dégustation débute ainsi, on suit le phrasé ampoulé de cette femme qui initie l’assemblée à l’accord entre vins et fromages. Il semble pourtant que la voix est un peu tremblante, que les yeux pleurent un peu… Son chignon dégringole peu à peu, sa robe se déchire au moment même où l’un de ses talons se casse et laisse apparaitre un de ses seins.
C’est alors que tout valse ! Jaillit alors une femme œnologue de terrain, métamorphosée, sans artifices, ouvrant son monde inclusif, au franc-parler, aux grandes aubes, aux petits matins, et aux délices viticoles simples, accessibles à toutes et tous.
Une heure de rire corrosif et viticole comme un petit piment oiseau servi sur canapé de velours grenats.

Paysage en ciel mineur
Compagnie Silence et Songe
Du 17 au 25 octobre 2024, à la Halle ô Grains
Cette création pluridisciplinaire est un poème pour révéler un état intérieur, un poème pour concilier et réconcilier. Camille Hamel invente ici une cérémonie, pour braver les dangers qui guettent inévitablement, quand on grandit, quand on se heurte au monde violent.
Comment construire sur les bosses ?
Comment arborer ses blessures comme autant de bijoux inscrits dans la chair ?
Un baume, ça ne soigne pas mais ça fait du bien.
Un baume, une cérémonie, un spectacle.
Cette création est une nouvelle fois une ode à la créativité, le dernier volet d’un triptyque, qui au fur et à mesure des projets, laisse découvrir le paradoxe entre la poésie de la vie et les blessures qu’elle nous procure. Un point de départ sur l’idée de la résilience et de la singularité.

Posséder sa nuit
Collectif Sur le Pont
Du 3 au 10 janvier 2025, à l’Auditorium

Diogène, ma mère et l'ours blanc
Compagnie Tourner la page
Du 6 au 12 janvier 2024, à la Halle ô Grains
Dolorès accumule, depuis des années, jusqu’à l’effondrement. Il y a l’avant, l’après et le pendant.
Avant, quand son mari était encore là, quand son fils l’aidait pour la maison, pour les courses… Quand est-ce qu’ils sont partis ? Pourquoi ? Elle n’arrive pas à s’en rappeler.
Il y a le pendant, c’est-à-dire, au moment de l’effondrement : elle est dans sa cuisine, ça elle s’en souvient, elle écoutait son jeu préféré à la radio et elle allait préparer du café, oui, sûrement du café… Soudain, il y a eu un grand bruit, comme un éboulement, ou un iceberg qui s’écroule dans l’océan. Et puis, il y a l’après. Lorsque les pompiers la retrouvent sous les décombres… Est-ce qu’elle est vivante ou morte ? C’est flou.
La pièce joue avec la temporalité, comme la maladie joue avec le cerveau de Dolorès.
Après, avant, pendant… Les espaces se mélangent : chambre, cuisine, banquise…
La radio lui pose des questions intimes, un ours traverse l’espace, un médecin la surveille, et Diogène s’invite pour la critiquer.

Consent matter(s)
La Non-Compagnie
Du 10 au 13 mars 2025, à la Halle ô Grains
Un corps humain.
Et l’autre…
La matière.
Cheveux-poil.
Une rencontre performative autour d’un concept.
Le consentement.
Un orchestre symphonique de sèche-cheveux.
Des témoignages sensibles.
Un toucher-écoute.
Du vent. Du mouvement. Une danse rituelle.
Une relation.
Sensuelle.
Entre amour et tendresse.
Consentir avec la matière…

Les peintres au charbon
Compagnie Les Messagers
Du 7 au 11 avril 2025, à la Halle ô Grains

Chameaux !
Compagnie Ne dites pas non, vous avez souri
Du 12 au 20 mai 2025, à l’Auditorium
Une création inspirée des Contes pour enfants pas sages de J. Prévert. Ceux-ci s’adressent aux enfants avec des mots simples mais questionnent des sujets aussi complexes et profonds que la mort, l’émancipation, le racisme, la guerre, la liberté…
